nouvelles posts
dernière mise à jour le date 18/11/2017

Réussite d’une entreprise agricole familiale

La famille de M. Kèochansy, qui réside dans le village de Namom, arrondissement de Xaythany, à Vientiane, est  un modèle pour les autres familles. En quelques années, elle est devenue autonome financièrement grâce à ces deux activités, dans lesquelles elle s’est lancée après qu’une inondation eut complètement détruit sa rizière. « L’entreprise de ma  famille s’est développée progressivement grâce à l’élevage de poulets et à la culture de légumes  biologiques, affirme avec fierté  M. Bounthala Kèochansy. Nous élevons aujourd’hui près de 600 poules pour la ponte et nous collectons plus 500 œufs par jour. Leur vente nous rapporte 450 000 kips par jour. La vente de nos poulets, élevés exclusivement avec des produits naturels, nous rapporte environ trois millions de kips par mois et celle de nos légumes biologiques entre un et deux millions de kips par mois. Il nous a fallu deux ans pour rembourser nos emprunts, après quoi nous avons pu vivre de nos revenus. Aujourd’hui nous ne manquons de rien. Mes enfants sont scolarisés et nous possédons une voiture et une motocyclette. »  Selon M. Kèochansy, l’élevage des poulets fermiers est moins risqué que celui des poules pondeuses car ils sont plus résistants aux maladies et  moins exposés à la promiscuité des autres gallinacés.  « L’élevage de  poules pondeuses est complètement différent de celui des poulets fermiers. Il demande plus d’attention et de précautions. Je les nourris trois fois par jour, dès 5 heures du matin. Je dois surtout veiller à l’hygiène pour éviter les maladies contagieuses qui pourraient décimer mon élevage en un rien de temps. Je nettoie et désinfecte mon hangar et les équipements tous les jours.  Je ramasse les œufs quotidiennement et les vends au marché de mon arrondissement ainsi qu’aux commerçants qui viennent directement les acheter sur place. L’élevage de poulets fermiers est beaucoup moins contraignant. Je les laisse en liberté dans ma propriété et les nourris au riz complet et aux épluchures de légumes biologiques. La nature fait le reste. Il y a des saisons où je me retrouve  en pénurie de poulets, notamment pendant la fête des pirogues et la fête du That Luang. »  Un poulet se vend actuellement 35 000 kips le kilo. M. Kèochansy a également passé un contrat avec une société lao qui exporte ces produits en Thaïlande. A l’exportation, des poulets de deux semaines sont vendus 45 000 kips l’unité. « Je suis vigilant en matière d’hygiène. Si je repère une bête au comportement suspect, je l’isole et j’ajoute des médicaments à la nourriture de l’élevage. En cas d’infection avérée, c’est la vaccination systématique, voire l’abattage de l’élevage s’il y a un risque pour l’être humain. Dans un proche avenir, je compte  agrandir mon élevage ainsi que ma culture de légumes biologiques. »